La cour des grands - 2012

by INTENABLE

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about

ALBUM A PRIX LIBRE ! Donnez-ce que vous voulez, l'argent ne nous revient pas, il nous sert seulement à continuer ce projet.

credits

released October 1, 2012

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Intenable Bordeaux, France

Kév : Chant / Guitare
Clem : Basse / Chant
Antho : Batterie / Chant

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Track Name: Monaversionpourmoi
Monaversionpourmoi me balance dans son ombre,
Me pousse au bafouillement, pose du sang sur mes ongles,
Monaversionpourmoi, me barre toute perspective
Arrache mes derniers lambeaux d’estime.

Monaversionpourpourmoi c’est tout mes retranchements,
Mes absences de victoires et tous mes doutes le soir,
Un tremblement de lèvre, un geste gauche,
Une parole arrogante et les mains dans les poches.

C’est mon garde-fou je parle d’elle dans toute mes chansons
Si je m’idolâtrais je me détesterais de toute façon,
Je l’enlace aussi fort que j’ peux, tant que je peux,
Mon aversion, Monaversionpourmoi.

Déstructurée Monaversionpourmoi,
Imprévisible, étouffante, oppressante, sanglante.
Sur ces couplets je l’emmerde Monaversionpourmoi
Sur ces couplets, mais dans mes refrains.

Mon aversion pour moi, Monaversionpourmoi
Mon aversion pour moi, Monaversionpourmoi
Track Name: Ma solitude
La seule qui m’écoute sans malaise sans que j’ vire à l’écarlate,
Avec qui on ne parle pas de compte épargne de bague de fiançailles.
La seule qui console quand on se retrouve à deux,
Celle qui donne du sens et qui ne prend pas trop de place dans le pieu.

La seule toujours là et y a qu’avec toi qu’ j’ me sens bien
A t’appeler par ton prénom féminin.
J’ finirai dans tes bras comme d’ailleurs ceux qui évitent ton chemin
Et de prononcer ton prénom féminin,

Ma solitude, ma douce solitude …

J’ t’aime bien parce que t’es pas trop (salope) prude pas trop artificielle,
Quand on partage des sourires et des jeux sexuels.
Et si on s’emmerde, et si on se sent seuls,
On écrit des chansons tristes on fait des enfants virtuels

Un poème malhabile, une ode sans prétention,
Un remerciement fébrile qui porte ton nom,
Je sais que ton visage fait peur, que parfois tu donne la mort et moi,
J’écris des éloges en hommage à ton prénom féminin

Ma solitude, ma douce solitude …
Track Name: Echec avec mention
Ils disaient que j’écrivais de travers, que j’ pensais à l’envers,
Ils m’ont toujours dit qu’ j’irai pas loin.
Ils disaient que j’avais pas d’avenir, une carrière de raté au pire,
Et que c’est la seule qui m’irait bien.

Ils m’ont dit que je devais grandir, construire, épargner,
J’ai écrit, puis raturer,
Et le jeune cadre dynamique qui sommeille en moi
Est dans le coltar depuis des années !

Ils m’ont dit d’être prévoyant, de faire mes comptes et mes bilans
De remplir mes papiers à temps,
J’habite chez une pote en ce moment, j’ai pas d’assurances, pas d’argent,
De l’ambition, mais pas de talent.

Ils m’ont dit que je devais grandir, m’appliquer, faire de mon mieux pour devenir quelqu’un
Et le jeune cadre dynamique qui sommeille en moi
Préfère remettre ça à demain !

Ils m’ont dit que j’ pouvais plus redescendre, coincé à dix mille pieds, que c’était incurable.
Que je ne rentrerai pas sur l’organigramme, manque de sourires forcés, un comportement trop instable.

Ils m’ont dit que je devais grandir, penser au futur
J’ai fait des fautes et des ratures.
Et le jeune cadre dynamique qui sommeille en moi
S’est tiré une balle à coup sûr !
Track Name: Bonne excuse
Le prétexte facile, j’ai touché le fond de mon inconscience,
Le baroud d’honneur de ma crise d’adolescence.
(Ma folie comme excuse)
Des nuits blanches comme les murs, des pilules de toutes les couleurs,
Une camisole, et puis compter les heures.
(Ma folie comme excuse)
L’argument le plus docile, le plus docile.

Ma folie comme bonne excuse, ma folie n’excuse rien,
Je me cache derrière un bon à rien que je ne suis pas.
Comme un poison qu’on m’infuse, qui me fait du bien
Ma folie comme bonne excuse, ma folie m’excusera

Personne peut plus rien me dire, c’est elle qui leur répond
Je marche pas je cours dans ma fuite en avant.
(Ma folie comme excuse)
En attendant ma fin, j’aurais au moins trouvé le moyen
Pour qu’on me pardonne de tout
Qu’on me pardonne de tout

L’argument le plus docile, c’est pas un manque de confiance,
Pas la peur de faillir.
L’argument le plus docile, C’est pas que j’ai peur du vide non,
C’est juste que je suis fou.
Track Name: 4042 !
L’histoire d’un gosse qui passe tout son temps à courir,
La bouche toujours pleine de bons prétextes pour fuir,
Des pansements sur ses genoux pour masquer les blessures
Dans son cartable un carnet de notes pour se souvenir,

Indépendant mais jamais seul,
La routine est un linceul,
Il est pas prêt de rentrer chez lui
La cour des grands fait pas envie.

La cour des grands fait pas envie, un peu trop prétentieuse
Et le temps ponctué de sonneries en guise de berceuses.
Il a préféré se barrer loin, sa candeur sur le dos,
Sans heure et autre fardeau.

Je voudrais être à sa place dans cette grande cour de récréation.
Je voudrais tellement être à se place, jouer, trébucher sans faire attention.
Track Name: Rupture par fax
Rien ne va plus quand tout va bien.
Toujours plus dur de s’esclaffer
Que de dénigrer son bonheur un verre à la main.

Une fois oui, et deux fois oui,
Mais quand les passions s’épuisent
Plus de place pour les gosses dans l’équation.

Est ce qu'on restera amis, Ou des divorcés en sursis ?
L’eau fraîche et l’eau de rose sont des leurres qui sapent le moral.
Est ce qu'on finira ensemble, quitte à se détester à vie ?
L’eau fraîche et l’eau de rose sont des leurres qui cassent la morale.

Pas question de ressembler à nos parents,
Les ruptures donnent que des morceaux
Éparpillés, écorchés, en lambeaux.

On fera pas les mêmes conneries que nos parents,
Des demi-frères, demi-moi-mêmes,
Et puis des tiers de quarts de moitiés d'abandons.

Quand l’eau fraîche et l’eau de rose se tarissent,
Et que les deux parties se bannissent,
qu'est-ce qu'il reste? qu’est-ce qu’il reste ?
Track Name: Les mains de Daniel D.
Daniel est de ces réactionnaires solitaire,
Célibataire d’une cinquantaine d'hivers.
Il a choisit instituteur, ça lui allait bien,
Mélange d’instabilité, et de mauvais tuteur, il passe pour un saint.

Il décoche des beignes sur les joues roses de ses élèves
La fureur dans ses veines ruisselle, comme une mauvaise sève.
C’est clair que c’est facile comme défouloir,
Obéissance et peur d’ouvrir sa gueule, ça fait ses devoirs.

Dans les poches de Daniel D.,
Les deux premiers rôles pour leurs cauchemars,
Dans les poches de Daniel D.,
Daniel D..

Ah, sa nostalgie des coups de règles sur les doigts !
L’uniforme ferait pas de mal à ces branleurs pour marcher droit.
Quelques insultes, quelques humiliations pour exulter,
Pour cracher sa colère empreinte de cicatrices du passé.


Ce que n'avait pas prévu le héros de l'histoire,
C’était de laisser des souvenirs trop lourds dans une âme fragile,
Ce qu’il n’avait pas prévu, ce pluvieux dimanche soir,
A l’épilogue d’une belle carrière de bourreau agile
C’était bien de revoir un de ses anciens garnements
Désireux de se venger des premiers rôles de ses cauchemars,
Lui sectionnant l’un après l’autre pour que maintenant
Dans les poches de Daniel D. il n’y ait plus rien

Dans les poches de Daniel D., il n’y a plus rien !
Dans les poches de Daniel D., il n’y a plus rien !
Dans les poches de Daniel D., il n’y a plus rien !
Track Name: A peine capital /e
Je préférais quand y avais moins
De mascara sur tes yeux au beurre noir.
Sous tes ongles, moins de ma peau
Et de bracelets sur nos bleus.
Des marques de jalousie en fractures dans nos corps,
Comme des témoignages.
Et notre silence absurde qui protège nos remords,
Est-ce que ce ne sera qu’un passage ?

On s’enchaine à peine capitale,
C’est notre peine capitale,
C’est notre peine capitale,
Aucune parole, « c’était la dernière fois » ?
Juste pour avoir moins mal,
C’est notre peine capitale.

Abimer nos portraits, cracher sur notre tableau,
Comme Dorian Gray sur son ego.
Le lacérer puis se serrer, l’abhorrer, se saborder.
Le salir malgré nous, le ternir jusqu’à nos pires regrets.

« On s’enchaîne à peine capitale, à peine capitale. »
Notre épitaphe gravée nos sept vertus capitales.
Track Name: Couvre-feu
Ce soir, je retournerai ma veste en souriant sur les photos, arborant mes trahisons,
J’assumerai tout mes parjures.

Ce soir, je commanderai des génocides à distance, pour augmenter l’inflation et mes chances.

Le couvre-feu étouffe nos valeurs, écrit nos pages noires.
Le couvre-feu attise nos peurs, nous empêche de voir.

Ce soir, je ne serai plus qu’un titre, un diplôme, quelques médailles, vague à l’âme la plus sale,
L’esprit le plus corrompu.

Un corps que je bafouerai sans cesse, et toujours plus de vice à m’injecter dans les veines.
Track Name: A.B.N.W.
Regarde ce gamin qui grimace de naïveté, tu voudrais faire pareil,
Lui n’a pas d’ambitions qui s’écroulent, toutes ces désillusions
Ce matin tu te lèves encore sur des accords mineurs.

Lui n’enfouit pas ses problèmes, toi tu n’ dors pas la nuit tellement ta tête en est pleine.
Entre tes potes et tes parents que tu n’ sais pas aimer proprement,
Entre tes 40 heures d’ennui hebdomadaires.

On vit dans une triste complainte, (triste complainte !)
Pas d’accords majeurs dans nos craintes, (dans nos craintes !)
Qu’on fait passer pour désaccords, désaccords mineurs,
Pas d’accords majeurs dans nos plaintes.

Et ta place entre ceux qui vivent dans leurs livres saints, ceux dans leur amour sale.
Ceux qui ne vivent qu’à travers leurs bagnoles, ceux qui ne baisent plus leurs femmes,
Et ceux qui figurent à plein temps, attendant leur premier rôle.

Nos vies ressemblent à des chansons tristes qu’on entonne ivre mort un samedi soir,
On n’est plus spectateur mais acteur d’un mauvais scénario,
On né, on vit, on meurt sur des accords mineurs.
Track Name: Lit conjugal
Et voilà, je dépose mes confessions,
Mes envies en déclin et je lave nos draps sales.
Les remords qui rongent notre lit morose,
Premier refuge d’un faux bonheur conjugal.

On s’y sentait bien, y faisait jamais froid
Pour rien on aurait donné place.
Le rêve de satin sous une couverture d’oppression
S’emmerde au fond d’une impasse.

Et voilà je dépose mes confessions, ma fidélité
Par la même occasion.
Quelques regrets c’est vrai, je m’en cache pas,
J’me dit que c’est temporaire, que ça durera pas.

Mais ce qu’il est devenu détestable, il était tellement confortable
Regarde comme on conjugue mal, trop sur de soi, vois où ça nous mène au final.

Voilà mes dernières, ultimes confessions,
Les seules tâches qui restent sont des larmes sur l’oreiller.
Que de la lassitude à l'horizon,
Trop-plein d’habitude, désir ankylosé.

Un midi-quatorze, un cinq à sept
Rempliront les trous de mon planning affectif.
La tête enfoncée dans le sable, une trahison bien faite,
Pour une descente aux enfers effective.
Track Name: Fin.
On regarde trop derrière, tu pleures ta nostalgie des classiques remplis de poussière,
C’était mieux avant ? Notre culture délétère ? Y suffirait que tu regardes ailleurs pour la faire taire.

Il n’y a pas de fin ! (4X)
Parce que tout reste à faire encore, parce qu’ils ne sont qu’à l’aurore.

Une vision prétentieuse, peut être qu’ils ont de l’art entre les mains qui reste en veilleuse, peut être qu’ils n’osent pas. Et si t’arrêtait de clamer que leur culture, six pieds sous terre est trop paresseuse.

Il n’y a pas de fin ! (4X)
Parce qu’être fataliste te rassure, chaque heure un crépuscule.
Track Name: Outro
Un peu lassé, un peu largué, un peu d’orgueil.
Un peu d’humour, vraiment navré, plus ou moins seul.
Un peu nostalgique, un peu tragique, plus ou moins l’envie de se barrer,
Un peu trop tard, un peu l’espoir laissé sur le seuil.